17 consomm’acteurs venus de Istres, Marseille, Martigues,
Nîmes, Villeneuve-les-Avignon.Nous avons tous apprécié ce moment de rencontre et d’échanges entre des dynamiques, des
expériences et des fonctionnements différents autour d’une même exploitation agricole. La liste des questions à aborder a provoqué des échanges immédiats sur nos préoccupations communes et donc
une sympathique désorganisation de cette première rencontre inter groupes que ce compte rendu tente de réorganiser.
LES PRÉSENTATIONS :
NB : la rédaction de ce CR à mis en évidence que les termes paniers et familles, employés par tous,
recouvrent des réalités différentes selon les groupes, selon qu’on est amapiens ou producteurs (par exemple lorsque Jocelyne parle d’un nombre de paniers nécessaires pour l’exploitation, elle
parle en « valeur gros paniers »qui n’est égale ni aux nb de paniers par groupes ni à un nb de familles. Pour les assos, 1 panier = 1voix ? = 1 familles ?) Les indications données ici sont donc
aléatoires et confuses. .
Istres, 45,5 paniers/79 familles : Catherine, trésorière - Marie
Pierre, secrétaire - Anne Marie, présidente - Guy, mari de la présidente (amapien donc). -> blog
Marseille, 117 familles : Julian, amapien depuis la 1ère saison, ex président - Yves, collège groupe logistique, clown - Florence, grand poireau (présidente
saison 5) - Anick, amapienne, n’appartient pas au collège mais bosse furieusement (réalisation du livret saison 6, configuration du blog, gestion de la liste de diffusion…) – Nico, gros chou
fleur (trésorier saison 5)-L’asso fonctionne en collège. ->blog
Martigues, 108 familles, 104 paniers : Suzanne, vice-présidente - Philippe, secrétaire adjoint. -> blog
Nîmes, 30 familles: Christian, amapien en 2ème saison avec La Roustide, pas d’association constituée à Nîmes (groupe issu d’une asso de parents d’élèves).
-> blog
Villeneuve, 25
familles/paniers et plus si affinité : Aline, Jean Louis, Serge, Christiane, Chantal, nouveaux amapiens sur La Roustide après défection de leur producteur qui les a orientés
vers Jocelyne et Jean François. Pas d’association constituée. Ce groupe pourrait s’étoffer, l’offre du « petit panier » correspondant mieux à certaines familles (proposition unique d’un
équivalent « gros panier » par leur ancien producteur).
LES QUESTIONS ABORDÉES :
Les fonctionnements :
Les « petits groupes
» (Nîmes, Villeneuve) n’éprouvent pas la nécessité de formaliser leur fonctionnement en créant une association, s’organisent dans la proximité avec quelques «personnes
ressources» qui diffusent les infos par téléphone.
La curiosité et la présence massive de Villeneuve, leur engagement dans les échanges, leur désir de partager leurs expériences
présentes et antérieures étaient plein de promesses…
Les « grands groupes
» constitués en associations ont des fonctionnements sensiblement différents.
Istres et Martigues fonctionnent en CA et Bureau.
Istres a 1 président, 1 trésorier, 1 secrétaire et un CA de 12 familles. Le bureau, reconduit de saison en saison, se réunit
régulièrement et prend des initiatives, le CA est convoquée environ 3 fois par an.
Martigues a un Bureau de 6 membres (président et vice-président, trésorier et vice-trésorier, secrétaire et vice-secrétaire) et
un CA de 30 membres. Le bureau est décisionnaire mais appelle régulièrement à des réunions pour redonner une dynamique à l’association. Le CA est réuni environ 3 fois par saison de
six mois et systématiquement pour les changements de statuts ou d’orientation.
Marseille fonctionne sur un principe collégial (12 membres minimum) mais sacrifie à la désignation d’1 président et 1 trésorier
car la ratification des décisions par TOUS les membres du collège est requise si l’asso est déclarée collégiale en préfecture. A chaque saison, une AG renouvelle le collège qui élit un nouveau
bureau.
Les membres du collège sont répartis en 4 « groupes-action » (gestion, logistique, animation, communication), tout amapien peut à
tout moment s’engager dans une action, un groupe. Une réunion ouverte se tient chaque dernier lundi du mois après la distribution, les actions à engager sont décidées par les présents
(un amapien = 1 voix.) Jocelyne et Jean François participent à ces réunions.
Tous les groupes, sauf Marseille, ont des contrats avec d’autres producteurs (viande, poisson…). Marseille indique que ce débat
revient régulièrement dans l’asso qui a pour l’heure tranché pour la priorité donnée à un relationnel fort avec le producteur, et un engagement dans la durée pour la survie et le développement
pérenne de l’exploitation.
Le contenu des paniers :
Villeneuve, amapiens convaincus arrivants à La Roustide, sont curieux de la qualité, la diversité,
l’abondance et les aléas de la production.
Istres a vu partir 44 familles à la fin de la saison 5, majoritairement mécontentes du contenu de leur panier, n’ayant peut être pas
compris le fond de l’engagement entre producteurs et consommateurs. Le bureau présent émet des réserves sur la taille des légumes (concombres et haricots trop gros) et les choix des
producteurs.
Ces remarques amènent les autres participants à dire leur satisfaction sur la qualité, la quantité et la diversité (plus de 60
variétés cultivées !) des paniers ; la nécessité de revenir aux fondamentaux des amaps : confiance, solidarité/aléas et « on est pas au supermarché ! ».
Pour satisfaire au mieux les amapiens, la possibilité d’un « panier d’échange » organisé entre amapiens au cours des distributions
(je dépose mon radis noir et récupère un chou…) est évoquée.
Le recrutement:
Le renouvellement des paniers à chaque saison est un véritable enjeu pour l’exploitation comme pour
les associations. La signature de nouveaux contrats gagne à se faire après un exposé détaillé et patient des avantages et des contraintes pour ne pas avoir de « déçus par incompréhension ».
Istres, qui recrutait à chaque renouvellement par petite annonce dans la presse et distribution de flyers sur les marchés a décidé de laisser les consommateurs venir à elle, le système amap
bénéficiant aujourd’hui d’un effet de mode.
La relation avec les producteurs :
La qualité du lien producteurs/consomm’acteurs est le cœur de l’amap et tout ce qui favorise ce lien
est essentiel.
Les journées de formation, le 3ème samedi du mois et les portes ouvertes à chaque saison sont des temps importants pour la
compréhension de ce qui nous lie. Tous s’accordent à dire que venir sur l’exploitation modifie définitivement notre regard sur le contenu du panier ! Comprendre la complexité et la difficulté de
produire en BIO enracine le désir d’un engagement durable envers les producteurs (soutenir, développer et pérenniser l’exploitation).
La présence des producteurs dans la vie des assos est le signe de relations transparentes, équitables et
confiantes.
Les distributions :
Elles sont l’occasion de se rencontrer, d’échanger les infos sur les productions avec Jocelyne et Jean
François, de relayer ces infos auprès de ceux qui ne sont pas encore familiarisés avec l’amap ou peu engagés dans la vie de l’asso. Marseille a un fonctionnement incitatif de roulement sur
l’organisation des distributions (cahier d’inscription, émargement personnel de la liste, affichage d’annonces et rappels divers…) qui facilitent la communication, visant à ouvrir la possibilité
à chacun de s’impliquer.
Les relations inter amaps et le projet verger :
Si notre rencontre est la première du genre à l’occasion des portes ouvertes, un lien existe déjà entre nous à travers le
verger.
Tous les participants ont réaffirmé leur intérêt pour le projet et leur volonté de continuer à s’y impliquer.
Nicolas a ré exposé les échéances sur les 3 ans à venir et la nécessité de trouver les moyens d’y faire face en terme de
financement.
Une véritable recherche de mécènes et d’actions permettant le recueil de fonds est à mener d’urgence au regard des échéances du
projet (4700€ en janvier et 2400€ en février)
Les participants sont convenus de faire circuler et partager infos, initiatives, idées…pour ce verger qui est un pôle de
convergence.
En guise de conclusion, les participants ont échangé
téléphones et mails pour poursuivre ces échanges pleins de promesses pour l’avenir de La Roustide et de nos relations avec Jocelyne et Jean François.
Florence, Marseille