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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 17:42
Bonjour,
Aujourd'hui, à l'AG, j'ai eu le plaisir de discuter avec Christophe Goby, qui a écrit cet article pour le magazine Campagne Solidaires. Cet article n'a pas été publié, mais il est consultable sur le site contre-faits.org avec les très belles photos que Francis Blaise a effectué cet été.
Je l'ai copié-collé ci-dessous, mais n'hésitez pas à aller sur le site du collectif des photographes activistes.
(Il va de soi que ces images sont la propriété de Francis Blaise et ne sont pas libres de droit).

Pierre




AMAPiens AMAPiennes
par  Francis Blaise
Au début d’une AMAP, il y a peut être l’idée de manger mieux ou de cultiver la terre en la respectant. Que l’on soit consommacteur ou paysan, il s’agit surtout d’expérimenter une nouvelle pratique d’échange basée sur la solidarité.


Texte : Cristophe GOBY / Photographies : Francis BLAISE

AMAP du cours Julien. Marseille. 13001. Après la faillite, la famille ?
 Jocelyne Fort n’en revient pas du bonheur de travailler pour l’Amap du Cours Julien. Elle est tout sourire derrière ces lunettes quand le lundi elle amène ses cinquante paniers dans Marseille, elle qui ne comprend pas comment ils font pour vivre ici. La cinquantaine, originaire de Champagne elle a mangé le bouchon avec sa précédente exploitation et c’est Solidarité Paysanne, « un truc de la Conf » qui l’a sorti d’affaire. Aujourd’hui, cinq familles vivent sur l’exploitation qui fournit trois Amaps, dont une à Istres et l’autre à Martigues.  L’Amap lui a permis de repartir, elle qui maintenant produit sur 20 ha dans le Gard plus de 70 cultures. « Ce fut une restructuration complète » me dit-elle ajoutant qu’elle était en bio dés avant, mais qu’elle livrait l’Allemagne et la Suisse. Elle conservait déjà ses semences. L’association réalise des projets avec les enfants aussi. Ce soir elle bavarde avec Pierre, un enseignant démissionnaire qui va venir travailler cet été à Jonquières-Saint-Vincent : « Tu viens dimanche soir et on mange ensemble… »  C’est peut-être le relationnel qui est maintenant le point fort pour elle. Ce ne sont plus des clients mais des amis. « Et puis tous les mois des gens viennent sur l’exploitation alors que je suis à 1h 10 de Marseille. » Ce que confirme Mathias, tout récemment arrivé d’Albi. Technicien vidéo, il est venu rejoindre sa copine à Marseille où celle-ci travaille au Théâtre du Pied Nu. C’est d’ailleurs là que Mohamed son directeur les a orienté vers cette forme d’achat.« Le choix de l’ Amap, ce sont les produits frais » me dit Mathias, suant à cause de la chaleur du mois de juin. « Mais aussi un soutien à une agriculture directe. » Parmi les points forts, il m’indique : « Tu ressens l’évolution de la saison et puis c’est un plus de manger des trucs imposés, genre le Fenouil. J’en avais pas mangé depuis dix ans ! » Le prix du panier est de 25 euros pour des légumes suffisants pour toute la semaine. Il existe même un système de vente-achat du panier quand on ne peut pas le prendre mais seulement occasionnellement. Son seul regret c’est la distance de l’exploitation.


Chou Rave ou Rave Party ?
 Dans la queue qui s’allonge devant le centre social, Thierry, agent territorial m’explique qu’avant « On allait à ED en voiture » et puis lui et sa famille ont eu envie de changer : « C’est souvent les femmes qui prennent l’initiative » m’avoue-t-il avant de m’expliquer qu’il est allergique au Kiwi, culture répétitive d’hiver. Tout de suite il modère : « On est mal habitué, alors…La découverte : Le Scud ! c’est le chou rave ». Et ici ce sont plutôt les raves-party qui font recette. Comme bien d’autres ce sont de véritables retrouvailles avec des légumes oubliés ce que confirme Etienne, chercheur en virologie qui a ouvert des yeux pas du tout microscopiques mais créatifs sur les blettes rouges et ce fameux chou rave ! Lui qui vote plutôt écolo mais en Belgique a choisi les Amap parce qu’il se positionne contre les OGM et qu’il fait le choix de l’économie solidaire : « Les agriculteurs sont en train de mourir » pourtant le bio n’est pas l’essentiel pour lui qui estime que le pire ce sont les pesticides !

Amap La Plaine du Mont (Marseille centre). Une Amap engagée sur le Goût.
 Palamy est dans la queue sur la place où on a déchargé les légumes, la viande, le pain et les oeufs. C’est à L’Equitable Café qu’elle a entendu parler d’une Amap. A 29 ans, cette enseignante veut pour elle et sa fille de deux ans, « manger des produits sains et aider un agriculteur en reconversion » Elle file un coup de main et s’implique dans les A.G. « Je mange plus de légumes qu’avant et le non-choix m’a obligé à cuisiner » Le panier est à 11 euros ici mais c’est à la carte pour la volaille ou le fromage.
 Olivier et Jean François exercent leur métier l’un comme libraire et l’autre comme consultant. Le premier me dit : « Je ne vais quasiment plus en grande surface » Le deuxième me répond qu’il fréquente encore les épiceries de quartier. Le premier reprend : « C’est mon amie qui m’a amené là. » Jean François s’est amené tout seul et conclut en estimant que le principe du départ c’est d’épauler un agriculteur.

De Gustibus et coloribus non disputandum
 Pour Eric, journaliste loquace, la grande découverte c’est le Pourpier, « Riche en oméga 3 » La gourmandise a fait le reste, lui qui est friand de produits rares. Son enfance pagnolesque et ses virées dans le jardin des voisins lui ont ouvert les papilles, alors qu’il est né dans les quartiers Nord. A France 3 où il travaille ils auraient pu continuer la chaîne en ouvrant une Amap télé mais il s’y est opposé pour ne pas se retrouver dans un ghetto trop cathodique.

DIDIER, le rêve du poulet.
 Didier l’éleveur de volailles de l’Amap, c’est tout un roman policier. Installé à l’Ile sur Sorgue, il commande quelques 3000 poulets, une vraie brigade, ses petits en sommes, qu’il élève de bon grain et dans l’ivresse d’une reconversion réussie. Ancien patron de supermarché, il a réalisé son rêve de gosse qui lui vient de sa grand-mère du nord : Commissaire ? Non pas du tout « J’ai rêvé d’être éleveur de poulets sans être obligé d’en vivre ». Inventeur, passionné, il déplace ses poulets comme des vacanciers en campings- cars sur 12 hectares dans le Vaucluse. Ces poules vivent dans des caravanes. De ses années de supermarché, il a conservé le goût de l’invention mais aussi le dégoût de la nourriture de mauvaise qualité. Quant à la batterie, il la réserve aux musiciens de l’Amap.

Amap Monde, Equitable Café, 27 rue de la Loubière Marseille. 13 006. Bio dynamique !
 Ils vivent en colocation, elle vient de l’Aude et lui du Cher : Peuchère, tout un monde… Lael Delort s’improvise étudiant en urbanisme. Ses parents sont Faucheurs Volontaires comme d’autres son coureurs du Tour de France. Aurélie Hamel est jeune éducatrice. A eux deux ils totalisent à peine 48 ans mais sont déjà amateurs de légumes et de musique Klezmer. Ils appartiennent à cette Amap depuis un an. Le producteur précédent a fait faillite aussi comme à l’Amap de la Plaine du Mont. C’est pour eux une source de rencontres : « J’ai rencontré une quinzaine de personnes chouettes » déclare Aurélie mais la motivation principale c’est la petite unité et de connaître le producteur : « Celui là est en bio- dynamique et il reprend nos épluchures. » A l’Amap-monde c’est un Collectif du Bon Sens qui fait office de conseil d’administration, une façon de se démarquer d’une dénomination trop libérale. Personne ici ne souhaite retrouver Alain Minc au bout de la table avec les poireaux avec lesquels on pourrait le confondre. Les Amapiens s’engagent pour six mois, une formule assez souple mais ils doivent tout de même se rendre au moins une fois par saison sur la ferme.
 Leur demi-panier est à 7.5 euros ce qui donne parfois des demi-poivrons ou demi-concombres, un comble parfois exaspérant. Cependant Laël est ravi de sa Ficoide Glaciale et des tomates noires, les Andines. Aurélie ajoute que cela recadre les saisons. Pourtant cet hiver, ils eurent des soirées navets difficiles.

Globalement.
 Les Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne ont connu un développement formidable à Marseille. Il y avait bien le marché des producteurs le mercredi au Cours Julien mais cela ne permettait pas à tous d’être satisfait. Aujourd’hui la ville compte une trentaine d’Amap. Des quartiers Sud comme celle de Luminy investie par des chercheurs en neuro-physiologie à celle des quartiers nord, elles essaiment partout dans une région où tout a commencé avec Alliance Provence.
 Eric et Monique de l’Amap du Mont sont très engagés dans le mouvement des Amap. « C’est la notre qui a organisé la grande fête des Amap » Ils veulent créer une SCI en coordination avec la SAFER car disent-ils « On a des paysans sans terre vu le prix du foncier en Provence » Leur producteur était en monoculture de fraises avant de passer en revonversion en bio : « On lui donne un bon coup de main pour la gestion » déclare Monique Diano, chercheuse CNRS en retraite. Elle souligne que les Amap sont fragiles « parce que les producteurs qu’on récupère sont parfois pris à la gorge » Certes d’autres arrivent par conviction, par rejet du système économique. « Les paysans nous disent : « Comment c’est possible d’être payé d’avance ? Tiens Loic, le fraisiculteur, il est devenu quelqu’un, ici : ! » La considération, celle de fermier de famille arrive comme la cerise sur le gâteau. Par contre gare au non-respect de la Charte. La répression des Fraudes est tombé sur un producteur qui utilisait un herbicide alors que pourtant le désherbage est une tache accomplie par les consomm-acteurs avec un entrain certain.
 Dans la Charte Alliance Provence il est spécifié que la culture doit être faite sans herbicide ni engrais de synthèse. Jocelyne la maraîchère du Gard estime que toutes les Amaps ne sont pas en règle sur ces questions.
 Eric insiste sur la Consom-action , une notion transversale, lui qui se défend de faire de la politique évoque un adhérent votant Sarko et souhaitant des produits sains.
 Ils souhaitent créer une association générale des Amap et une cuisine des Amap qui réfléchirait sur le problème du sur-poids ou des problèmes alimentaires.
 C’est donc une rencontre et une mutualisation des savoirs auquel on assiste avec le mouvement des Amap. Un phénomène Bobo, semblent dire les esprits capricieux. Certes le niveau culturel est haut mais la réalité sociale est proche des classes moyennes. Le prix ? D’après Eric, il y gagne par apport aux commerces de proximité ou aux Biocoop. La comparaison avec les supermarchés n’est pas faite puisqu’ils assassinent les producteurs. Mais à Marseille cela exige du consommateur d’avoir recours à une voiture. Comme disait un jour une mémé : « Ah on est pas obligé d’aller au supermarché ! » Il n’y a pas que les saisons…les temps changent aussi.

La plus ancienne Amap de la ville est à Bonneveine dans les quartiers Sud. Sur les grandes artères ils ont vraiment de la veine !
 Annette, médecin en retraite, est engagée dans la lutte zapatiste tout autant que dans la politique agricole. Si le militantisme l’a conduit à l’Amap, celle-ci l’a dirigé vers la question des échanges. Elle s’occupe entre autres d’une coopérative nommée Mutz Vitz qui avance l’argent de la récolte de café aux paysans zapatistes. Une Amap mondiale en somme. Quant au café c’est une fois par an.
 Jérome Laplane, s’occupe de deux Amaps dont celle de Bonneveine pour les fournir en légumes, mais ici on atteint des sommets dans la diversité car les adhérents peuvent trouver non seulement du pain fait par un paysan boulanger à Istres, de la viande, du fromage mais aussi du poisson. Ce sont 54 familles qui profitent de ce système et récupèrent leur panier au centre social du Lapin Blanc (Celui-là on ne la mange pas au moins).

A Grenoble,
 Claire Meynand a connu une période sombre. Elle se rendait à ED alors. Comme quoi la nourriture est aussi spirituelle ! A 30 ans, accompagnatrice de moyenne montagne elle adhère à Tite marmite, une Amap de Grenoble bien qu’elle vive désormais à la campagne. Son panier est à 13 euros par semaine. « C’est pas économique mais c’est super bon » juge-t-elle tout en préférant soutenir un paysan. A l’Amap située à Cap Berriat, une pépinière d’associations où elle vient chercher son panier elle tranche : « On a toujours de rapports commerciaux pas encore des amis. Elle chante à la Barricade, une chorale révolutionnaire, en épluchant les betteraves bio.

A Rouen,
 La première fois, Benoît est resté stupéfait devant son cageot de blettes. Prof d’histoire-géo à Rouen il s’exclame « Les carottes d’un cm de long, j’ai plus le temps. » Estimant qu’il faut un esprit critique dans une Amap, il concède qu’il faudrait prendre le temps pour la préparation. « C’est vrai que ça oblige à des rapports humains ». Il chante aussi en grattant les carottes.
 Solène, du haut de ses 23 ans, joue de la trompette ce qui ne lui laisse aucune main pour couper, tailler ou émincer. Elle vit aussi à Rouen rive droite mais son Amap est réellement bien fournie. On y trouve des pommes mais aussi les produits transformés, calva, cidre ou pommeaux, la grande vie en somme. Le poulet et le lapin à la commande s’ajoutent à ce panier local.
 L’important pour elle est de limiter le transport et de partager les risques. Autre aspect convivial : « C’est devenu un lieu de rendez-vous pour les manifs ! » Leur producteur est un éleveur de porcs reconverti. Désormais il cultive des topinambours. « C’est marrant, mes grands-parents m’en parlaient »s’amuse-t-elle. Elle a soutenu Bové aux élections ce qui est dans sa logique. Mais avoue-t-elle « Quand je n’ai pas de thune, je file au supermarché et j’achète des pâtes ! »

 A Ambert,
 L’Amap rentre dans sa seconde année. Un peu faiblarde l’an passé, l’association s’est ragaillardi cette année. Augmentation des consommateurs et des producteurs. Désormais le Forezien peut trouver du pain, de l’huile de Tournesol, des lentilles, en plus de la viande de bœuf, du fromage de chèvre et des légumes bio. Montée par des militants elle commence à trouver son envol là, c’est à dire à la campagne, où on ne l’attendait pas. Mais il faut croire que les gens n’ont plus le temps de faire leur jardin ni même leur marché, le jeudi matin par ici.
 Toujours dans le Puy de dôme, l’Amap de Vic le comte a passé un cap en décidant de faire le panier en fonction des revenus. Elle est la seule à agir comme cela, à notre connaissance.

A Toulouse,
 Loic a quitté l’Amap parce qu’il n’y trouvait pas son compte. Le producteur n’assurait pas. Même son de cloche pour Hélène ou Sarah qui trouvait le panier trop cher pour des légumes peu variés. Dans un cas, le producteur démarrait et connaissait des difficultés d’installation, dans l’autre il ne maîtrisait pas suffisamment les techniques en bio.

Conclusion.
 De quoi souffrent les Amaps aujourd’hui ? De leur succès bien sur car plus on est nombreux moins il a de riz comme disait Coluche. Plus sérieusement certains paysans peu scrupuleux y arrivent trouvant des débouchés intéressants. Des consommateurs peu vigilants s’y font avoir, d’autant plus qu’une faible portion des consommateurs a une véritable idée de l’origine et de la fabrication des aliments.
 De dissensions internes en Provence qui n’empêchent pas les gens de manger, rassurez-vous, mais des luttes politiques internes, dans un mouvement qui cherche simplement à reprendre le contrôle sur le vivant.
 S’ajoute à cela un problème énorme de foncier en Provence. Une enquête de la direction régionale de l’agriculture a montré que de Menton à l’étang de Berre, ce sont 23 000 ha qui ont disparu soit 54% de la SAU en raison de l’urbanisation.
 Les points forts : la prolifération du mouvement et la remise en route d’exploitations dont l’économie n’était pas viable dans le système de concentration. La redécouverte de plantes, la conversion en bio, les relations villes-campagnes et producteurs-consomateurs, sont à l’actif des Amap.
 Un autre point fort abordé par Jocelyne Fort : « C’est fini la concurrence ; j’ai mis mon voisin à l’étrier ; il livre à Saint-Antoine maintenant. »
 Les pistes : Aux viticulteurs en difficulté de penser à ce système avant que de fermer boutique.

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Publié par Guilbert de la Roustide - dans La Roustide... qui en parle
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Colocations, Chambres à Louer Lille 17/12/2015 09:15

Bonjour,
Je viens d’arriver sur votre blog un peu par hasard, et il semblerait que vos lecteurs/lectrices de Bordeaux puissent être intéressés par Colocation 40 ans+, qui permet aux personnes vivant seules de se retrouver, en vue de vivre à plusieurs, sous un même toit en colocation.
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A bientôt.
Cordialement
P. Lelal

nico 30/12/2007 15:34

Email envoyé par Guy le 30/12/07____________BONJOUR ET BONNE ANNEE.
 
Je suis de l'Amap d'Istres.
 
Et je suis un lecteur assez assidu du Blog de Marseille.
Je viens de lire avec Interét l' article Contre-Faits.
On y voit bien la diversité des pb que peuvent rencontrer les Amap.
 
Nous sommes nombreux sur Istres à apprécier votre action,
et les journées à la Roustide nous ont donné l'occasion de nous connaître un peu mieux.
 
De notre côté, nous essayons de nous organiser pour nous améliorer notre fonctionnement, et toute les idées sont bonnes à étudier.
 
Bonne continuation à vous tous, en espérant que nos "américains nous reviennent en pleine forme", avec des recettes de Hamburgers aux légumes bio.